Les couteaux forgées du Dauphiné : Le Dauphinois, le Chartreux
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    Lexique - Lettre M - Mandeau

    Mandeau (Le)

    Le Mandau est un coutelas très utilisé par les populations malaises et plus particulièrement par les tribus Daiake surtout en agriculture, en dépit de son nom signifiant littéralement chasseur de têtes.

    Sa lame, épaisse et lourde, est légèrement recourbée et mesure environ 50 cm de long pour une largeur de 2 cm au talon et 4 cm dans la partie la plus large située à environ un quart de la pointe. Les deux faces ne sont pas symétriques :
    • La face interne (celle orientée vers le pouce de la main droite qui tient l'arme) est plate, sans gouttières, marquée uniquement par une arête de plusieurs millimètres de large s'étendant sur le dos jusqu'aux trois quarts de la lame.
    • La face externe débute, au niveau de la soie, par un ricasso d'environ 5 cm, et est parcourue sur toute sa longueur par une gouttière peu profonde occupant sa partie centrale.
    Le fil est réalisé aux dépens de cette face et s'avère donc asymétrique. La pointe est constituée par l'abaissement de la dernière section du dos vers le fil, selon une courbe en S à peine ébauchée, la convexité du S formant la pointe.

    La décoration de la lame est simple et effectuée au burin. Elle concerne les deux faces et reproduit des motifs géométriques, magiques ou auguraux. La poignée du Mandau est typique des tribus malaises : en bois dur, corne ou os. Elle se termine par un pommeau allongé vers le tranchant et sculpté en forme de tête d'animal mythique, souvent un dragon : symbole de fortune et de sagesse. Ce pommeau est parfois orné de touffes de crin ou de cheveux de diverses couleurs.

    La lame est fixée à la poignée par une soie plantée dans le manche renforcé, au point de jonction, par une virole en corne ou par un enroulement de fil métallique s'élevant jusqu'à la moitié de la poignée.

    Le fourreau est réalisé à l'aide de deux coques de bois découpées suivant la courbe de la lame et réunies par des lacets végétaux. A proximité de l'embouchure, deux autres plaquettes de bois sculptées et ajourées reproduisant des sujets magiques et religieux se superposent au fourreau proprement dit, et ce dernier se termine, à la hauteur de l'embouchure, par un renfort en os ou en corne sur lequel vient s'appuyer, lors de la fermeture, la virole du manche.

    L'arme est complétée par un couteau à long manche et lame à double tranchant contenu dans une gaine placée sur la face interne du fourreau principal, et fabriquée à l'aide d'une feuille de banian ou d'un morceau d'écorce.


    Modifié le 23 October 2005, 01:07
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